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Brighton et son Pavillon Royal: Le palais des milles et unes nuit de Georges IV

Brighton et son Pavillon Royal: Le palais des milles et unes nuit de Georges IV
Brighton et son Pavillon Royal: Le palais des milles et unes nuit de Georges IVBrighton et son Pavillon Royal: Le palais des milles et unes nuit de Georges IV
Brighton et son Pavillon Royal: Le palais des milles et unes nuit de Georges IVBrighton et son Pavillon Royal: Le palais des milles et unes nuit de Georges IV

La petite ville de pêche de Brightelmstone, nom d'origine de Brighton, fur transformée au milieu du XVIIIème siècle en station balnéaire à la mode. ET cela suite à la promotion des qualités thérapeutiques de l'eau de mer tant pour s'y baigner que pour la boire. Le succès de ce remède attira et continuer d'attirer à Birghton tous les membres de la société londonienne. J'ai déjà donné mon point de vue sur cette ville dans mon article où j'avais un peu parlé du Pavillon Royal: http://jadearoundtheworld.net.over-blog.com/2014/04/brighton.html

Mais voici une analyse plus complète de ce bijoux architectural.

Le premier séjour du Prince de Galles dans la station balnéaire remonte à 1783. Soucieux d'échapper à son père trop strict et avec qui il entretenait de mauvais rapport, il avait réussi à convaincre les médecins de l'envoyer en cure dans la station balnéaire. Personnage haut en couleur le Prince profitait de ne pas être à la cour de Londres pour s'adonner à ses nombreux plaisirs qui sont: la nourriture, le vin, la musique, les enjeux et les femmes. C'est donc tout naturellement qu'il décida de posséder une maison où il logerait en permanence avec sa femme superbe mais illégitime. La présence du prince à Brighton et dans son sillage tout le beau monde anglais, apportèrent aux artisans des environs une prospérité considérable. Malgré le fait que les factures n'étaient pas toujours payé rubis sur l'ongle. En 1800 le Brighton Directory qualifie la ville de "l'une des villes les plus fréquentées et sans exception l'une des plus à la mode du royaume".

Le Pavillon tel que nous le connaissons maintenant: oriental, imposant et surprenant fur réalisé par John Nash dans les années 1820. L'extérieur du pavillon est d'inspiration indienne tel le palais d'un maharadja. J'insiste sur la notion d'inspiration car en effet aucun des architectes, décorateurs, peintres ni même le Prince de Galles devenu roi n'ont mis les pieds dans ces contrées éloignées et exotiques. Il faut donc garder à l'esprit que oui c'est oriental mais d'un point de vue européen et surtout tel qu'on se l'imaginait à l'époque.

Faisons une visite salle par salle.
La décoration intérieure est l'oeuvre de Frederick Crace ( la salle de musique e t les galeries) et de Robert Jones ( la salle des banquets, le salon et les appartements privé du roi). Je pense que l'une des exigences du roi fut les dragons et ainsi donc d'imposer sa puissance. Et cela a été scrupuleusement respecté par les décorateurs au vue du nombre important de bête mythique cracheuse de feu! Le résultat final où se mêle une décoration  riche et raffinée produisit un cadre magnifique digne du nouveau monarque. La décoration époustouflante est conçue pour gagner en intensité et splendeur au fur et à mesure que le visiteur s'avance et qu'il sait de moins en moins où regarder précisément, tellement tout est émerveillement.

Commençons notre visite du Pavillon Royal de Brighton. Je tiens à préciser que je décris si dessous uniquement les pièces qui m'ont le plus "estomaqué" (pour les non marseillais: qui m'ont le plus époustouflé).

La grande galerie
En plus de faire le lien entre les principales grandes salles de réception et de donner accès au 1er étage. La grande galerie toute de rose vêtue servait de lieux pour jouer aux cartes ou encore pour les conversations intimes. D'inspiration chinoise cette salle aux murs rose pâle, à l'épaisse moquette moelleuse verte d'eau est éclairée par un plafond central de verre peint ainsi que de magnifique petites lanternes aux couleurs vives à pompons faisant redondance avec le chandelier central. Ce qui nous laisse nous demander ce que la suite nous réserve et comment l'on peut faire mieux. La décoration intérieure est remplie de jarre, de cruche orientale, de pagode et de personnage chinois. Cette pièce reprend les caractéristiques principale du Pavillon. À savoir les effets d'illusion et des trompes l'oeil: la fonte imitation bambou, les meubles en bois de hêtre toujours dans le but d'imiter le bambou. Bien souvent ce que vous croyez vrai dans le pavillon ne l'est pas et inversement.

Notre visite continue avec la salle des banquets qui est probablement LA plus belle pièce de tout le pavillon. Sa conception faisant preuve à la fois d'audace et d'imagination est l'oeuvre de Robert Jones. Les invités de l'époque ou nous les visiteurs comptemporain , nous ne pouvons que nous émerveiller dans cette salle où les proportions changent, entre la grande galerie au plafond bas et la salle des banquets où la décoration n'est que splendeur. De nombreux banquets on eut lieux dans cette salle où pas plus d'une trentaine d'invités assis pouvaient rentrer. Le chef français Marie Antoine Carême y élabora des menus raffinés allant jusqu'à 100 plats pour un seul repas!
Mais revenons à la décoration. À l'intérieur de la salle des banquets et en son centre était conçu un dôme peu profond d'où pendant un chandelier long de 10m pesant une tonne (véridique et non exagération marseillaise) tenu entre les griffes d'un dragon argenté. En dessous, 6 dragons plus petits exhalaient de la lumière à travers des abat jours de verre en forme de lotus. La décoration d'ensemble représentait une floraison tardive de chinoiseries d'esprit purement décoratif et théâtral. Cependant, dissimulés dans les décorations marron et dorées des dais, se trouvent des symboles maçonniques. En effet le Prince de Galles était Grand Maître de la loge du Prince de Galles constituée en 1787. Loge composée en très grande majorité par les amis du prince qui ne manquèrent surement pas d'apprécier ce petit détail décoratif.
Puisque les plats de ces banquets délicieux, ne tombaient pas du ciel, passons à la visite de la grande cuisine.

Le roi Georges IV était très fier de sa cuisine, grâce à son équipement alors dernier cri. Ce qui donna le surnom de cuisine du roi à cette pièce qu'il faisait visiter à ses convives. Attenante à la salle des banquets, elle possède un plafond à lanterne élevé, percé de 12 fenêtres à guillotine donnant une impression à la fois légère et aérée. 4 colonnes de fonte à feuilles de palmier soutiennent le plafond. Rappelons ainsi que le style soigné régnait même dans les pièces normalement caché de la vue des invités. Des hottes de cuivre en forme de tente furent installées pour évacuer les excès de chaleur et d'odeur. Sur le mur sud se trouve une cheminée avec un tournebroche à moulinet mécanique. Jusqu'à 5 tournebroches pouvaient fonctionner en même temps! La proximité de la grande cuisine avec la salle des banquets était inhabituelle pour cette époque. Il était plus commun de les garder à distance pour réduire tout risque d'incendie et afin de contenir les odeurs.

La salle de musique
Souvenez vous en début d'article je vous ai dit que l'une des passions de Georges IV était la musique. C'est donc pour cela que cette pièce s'impose par sa magnificiense. C'est dans cet intérieur tout à fait extraordinaire, éclairé par 9 chandeliers en forme de lotus, que le compositeur italien Rossini joua pour le roi en 1823.
Cette salle reste le monument le plus significatif du décorateur Frederick Crace. Elle est similaire dans sa structure à la salle des banquets située elle à l'extrémité sud du pavillon. Les peintures murale consistent en des scènes chinoises réalisées dans de riches teintes rouges accentuées par des touches d'or. Des dragons peints brandissaient ces toiles, tout comme les "dragons volants sculptés argentés et colorés" soutenaient les tentures des fenêtres en satin brodées de pompons dorés. Le plafond en forme de dôme est entièrement recouvert de coquille dorée à la feuille d'or, créant ainsi une illusion de hauteur.

Le Pavillon Royal fut pour le prince régent une passion dévorante qui dura 35 ans où en plus de l'architecture et de la décoration magnifique, il était déterminé à ce que le palais soit le fin du fin en matière de confort et de commodité.

Entrée £12.   

 

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